Chapitre 4. Les préliminaires

1. Réfléchir au partitionnement du disque dur
2. Sauvegarder ses données
3. Informations à obtenir avant de commencer

1. Réfléchir au partitionnement du disque dur

1.1. Quelle place allouer à GNU/Linux ?

Ce qu'il faut tout d'abord savoir, si vous voulez faire cohabiter Linux et Windows sur le même ordinateur, c'est que vous pouvez avoir accès :

  • à vos partitions Windows depuis GNU/Linux en lecture et écriture,

  • à vos partitions GNU/Linux depuis Windows en lecture et écriture.

Il vous faudra de toute façon plusieurs partitions Linux, en prévoyant un minimum de :

  • 300 Mo environ pour un petit système sans serveur graphique ;

  • 1 Go pour un petit système avec un serveur graphique et quelques applications graphiques ;

  • 5 Go pour un système complet avec un serveur graphique et de nombreuses applications graphiques et des outils de développement avançés.

N'oubliez pas de compter en plus les fichiers personnels que vous voudrez stocker sur vos partitions GNU/Linux !

1.2. Quelle organisation du disque dur ?

La théorie des partitions

Chaque disque dur peut contenir quatre partitions primaires au maximum. Si vous voulez plus de quatre partitions, il va falloir transformer une des partitions primaires en partition étendue, aussi appelée primaire étendue. Dans cette partition étendue, vous pouvez créer un nombre illimité de lecteurs logiques, qui formeront autant de partitions (exemple Figure 4.1).

Figure 4.1. Exemple de partitionnement

Exemple de partitionnement

Conseils pour faire cohabiter Windows et Linux

Je vais donner quelques conseils pour une cohabitation de Windows et GNU/Linux qui sont les deux seuls systèmes d'exploitation que je connais bien.

Pour faire cohabiter GNU/Linux et Windows, vous pouvez adopter l'organisation suivante pour votre disque dur :

  1. d'abord une partition primaire pour Windows ;

  2. ensuite une grande partition étendue découpée en deux lecteurs logiques (ou plus) pour Linux.

Ne cherchez pas encore à repartitionner votre disque dur : l'étape de partitionnement proprement dite aura lieu lors de l'installation de Debian, au Chapitre 10. Nous aurons alors le temps de découvrir plus en détail l'utilisation du partitionnement sous GNU/Linux.

2. Sauvegarder ses données

Il est très fortement recommandé de sauvegarder toutes les données importantes (fichiers perso, courrier, etc.) se trouvant sur l'ordinateur sur lequel se fera l'installation : quand on installe un nouveau système et qu'on touche au partitionnement du disque dur, une mauvaise manipulation (ou une coupure de courant) est toujours possible !

3. Informations à obtenir avant de commencer

Type de processeur

Debian GNU/Linux est capable de fonctionner sur de nombreuses architectures matérielles. En ce qui nous concerne :

  • les PC de plus de trois ans, équipés de processeurs Intel Pentium, Centrino ou AMD Athlon, de type i386 ;

  • les PC et MacIntosh récents, équipés de processeurs Intel Core, Centrino ou AMD 64 bits, de type amd64.

Pour des raisons de compatibilité, les processeurs de type amd64 sont en fait également capable de fonctionner comme des i386. On peut donc y installer aussi bien Debian amd64 que Debian i386. Aujourd'hui, l'ensemble des logiciels fournis par Debian peut fonctionner en mode 64 bits. En revanche, les logiciels propriétaire sont encore très en retard dans ce domaine : le plugin Adobe Flash n'est par exemple toujours pas disponible en version 64 bits.

En définitive, si vous ne savez de quel type de processeur vous disposez, ou si vous comptez visiter de nombreux sites Web en Flash, choisissez (à regret) Debian i386.

[Note] Note

Plusieurs alternatives libres sont disponibles pour amd64 et peuvent remplacer le plugin Adobe Flash. Elles permettent sans problème de visiter des sites en Flash pas trop compliqués, ainsi que de regarder des vidéo sur les sites comme YouTube. En revanche, la plupart des jeux Flash y sont inutilisables.

Si vous êtes connecté à un réseau local

Si l'ordinateur est connecté à un réseau local relié à Internet, renseignez-vous pour savoir s'il y a un serveur DHCP sur le réseau local (cas de la majorité des réseaux et en particulier du réseau VIA) :

[Avertissement] Avertissement

Si vous êtes habitullement connecté à un réseau sans fil, je vous conseille, le temps de l'installation, d'utiliser une connexion Ethernet filaire pour pouvoir effectuer une installation par réseau (netinstall).

  • si un serveur DHCP est présent, vous n'avez rien à faire, la configuration réseau se fera automatiquement lors de la procédure d'installation,

  • s'il n'y a pas de serveur DHCP, il faut que vous connaissiez vos paramètres réseau (adresse IP, masque de sous-réseau, passerelle, nom de domaine, adresse des serveurs DNS) avant de commencer l'installation. Vous pouvez les obtenir avec la commande ipconfig /all sous Windows.

Si vous avez un modem USB

Si vous avez un modem ADSL ou câble USB, il faut que vous connaissiez précisement le modèle de votre modem.

Si vous avez un modem Ethernet

Dans le cas d'un modem Ethernet, vous devez déterminer son type :

  • s'il s'agit d'une *Box ou d'un modem routeur, il gère lui-même la connexion : vous êtes en fait dans le cas d'un réseau local avec serveur DHCP ;

  • s'il s'agit d'un modem plus ancien, vous devrez probablement régler votre ordinateur pour vous connecter en PPP over Ethernet (PPPoE).